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C'est avec une immense
tristesse que les membres de la Commission et le Secrétariat
de l'Accord RAMOGE ont appris le décès de Son Altesse
Sérénissime le Prince Rainier III de Monaco.
Infatigable défenseur de l'environnement, Il a toujours orienté
nos travaux de façon déterminante et a contribué
à l'élaboration des principaux instruments juridiques
sur la préservation de la Méditerranée et de
son littoral, dans un esprit de développement durable, bien
avant que cette notion ne soit connue. |
Face aux atteintes portées
à la Méditerranée, S.A.S. le Prince Rainier III avait
pris l'initiative, dès l'automne 1970, lors de l'assemblée
plénière de la Commission Internationale pour l'Exploration
Scientifique de la Méditerranée (CIESM), d'annoncer la création
d'un groupe franco-italo-monégasque pour mettre un terme aux pollutions
marines dans une zone pilote comprise entre Saint-Raphaël et Gênes.
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Sous Son impulsion, ce
projet novateur allait peu à peu prendre corps et, en 1974,
à l'occasion du 25ème anniversaire de Son règne,
Il mettait à la disposition du Centre Scientifique de Monaco
un bateau-laboratoire, le RAMOGE, avec lequel des analyses bactériologiques
en mer allaient être effectuées. |
| En 1976, la signature officielle,
au Palais Princier, de l'Accord RAMOGE entre la France, l'Italie et
Monaco a permis d'établir les principes d'un partenariat scientifique,
technique, administratif et juridique entre les trois Etats. |
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A cette occasion, S.A.S.
le Prince Rainier III déclarait :
" Nous avons estimé qu'il ne fallait plus se contenter
de belles phrases ni de sages résolutions, le temps des souhaits
est dépassé. Nous devons être convaincus et convaincre
que la lutte contre les pollutions en Méditerranée revêt
une importance, une gravité et donc une urgence exceptionnelle.
On ne sauvera pas notre mer de l'empoisonnement général
et irrémédiable par des intentions, mais par des actions
et des textes de lois ". |
En 2002, suite à la pollution engendrée par le Prestige,
S.A.S. le Prince Rainier III avait tenu, une nouvelle fois, à dénoncer
les risques que les activités humaines faisaient courir à
la Méditerranée. Selon Sa volonté l'Accord RAMOGE
avait procédé à une profonde modification dans son
fonctionnement en matière de lutte contre les pollutions accidentelles,
notamment à travers l'actualisation de son Plan d'Intervention
RAMOGEPOL dont la signature est intervenue le 11 janvier dernier.
Aujourd'hui, les membres de la Commission sont fermement décidés
à poursuivre Son engagement inlassable et à veiller avec
vigilance et persévérance à la gestion durable de
l'espace méditerranéen.
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